Road trip photographique en Islande : quelle est la meilleure periode pour visiter l’Islande et capturer ses merveilles

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John Doe

Globe Trotteur et rédacteur

Partir en road trip photographique en Islande, c’est accepter de composer avec une nature imprévisible où chaque saison offre un visage radicalement différent du pays. Entre les aurores boréales qui dansent dans le ciel hivernal et le soleil de minuit qui illumine les paysages estivaux, choisir la bonne période devient une décision stratégique pour tout photographe voulant capturer l’âme de cette île volcanique.

Le récap

  • Le choix de la période en Islande dépend des objectifs photographiques, entre les aurores boréales hivernales et les paysages estivaux illuminés par le soleil de minuit.
  • L’hiver, de novembre à mars, est la saison privilégiée pour photographier les aurores boréales et les grottes de glace, malgré des conditions météorologiques exigeantes.
  • Le printemps et l’automne offrent un compromis idéal avec des températures plus douces, moins de foule et des paysages changeants, parfaits pour explorer des sites comme Thingvellir.
  • La période de juin à août constitue la haute saison, permettant d’accéder aux Hautes Terres reculées et de pratiquer le camping en immersion totale dans la nature.
  • La diversité de la faune marine et aviaire, notamment les baleines et les oiseaux migrateurs, s’observe principalement entre les mois d’avril et d’octobre.
  • La météo islandaise étant imprévisible, les voyageurs doivent privilégier des véhicules adaptés et planifier leurs itinéraires en fonction des conditions routières changeantes.

L’hiver islandais : entre aurores boréales et paysages glacés

La saison hivernale islandaise s’étend généralement de novembre à mars, une période où les températures oscillent entre -1 et 5°C selon les régions et les années. Cette période, considérée comme la basse saison touristique hormis les fêtes de Noël et du Nouvel An, offre pourtant des conditions idéales pour les photographes en quête d’authenticité. Les journées se raccourcissent drastiquement, avec seulement 4 à 5 heures de lumière par jour en décembre, ce qui oblige à repenser entièrement son itinéraire photo. Pour réserver sereinement ce type d’aventure hivernale, mieux vaut anticiper plusieurs mois à l’avance, d’autant que certains voyages organisés comme ceux proposés par Iceland Nomads affichent une note moyenne de 4,63 sur 604 avis pour leurs formules de 7 nuits, avec des prix débutant à partir de 750€.

Observer les aurores boréales dans leur splendeur

Septembre à mars représente la fenêtre temporelle idéale pour observer les aurores boréales, avec un pic d’intensité durant les mois les plus sombres de novembre à janvier. Les photographes chevronnés recommandent de consulter les prévisions d’activité solaire ainsi que la couverture nuageuse avant de se positionner sur des spots stratégiques. Des lieux comme Kirkjufell, Jökulsárlón ou encore Vestrahorn sont particulièrement plébiscités pour leur vue dégagée vers le nord, condition essentielle pour capturer ces voiles lumineux verts et violets qui traversent le ciel. La patience reste le maître mot, car les conditions météorologiques islandaises peuvent changer en quelques minutes, transformant une soirée prometteuse en déception totale.

Photographier les glaciers et les grottes de glace

De novembre à avril, les grottes de glace s’ouvrent aux visiteurs les plus téméraires, offrant des décors surréalistes où la lumière traverse des parois bleutées millénaires. Ces formations naturelles, éphémères par nature, nécessitent souvent l’accompagnement d’un guide expérimenté tant les conditions d’accès peuvent s’avérer périlleuses. Les routes menant à ces sites sont parfois délicates en hiver, ce qui renforce l’importance d’une location de voiture adaptée aux conditions hivernales islandaises, idéalement un véhicule quatre roues motrices capable de franchir les tronçons enneigés des routes secondaires.

Le printemps et l’automne : les saisons intermédiaires pour un road trip authentique

Entre avril-mai pour le printemps et septembre-octobre pour l’automne, ces périodes intermédiaires séduisent de plus en plus de voyageurs cherchant à éviter la foule de la haute saison tout en profitant de conditions climatiques plus clémentes que l’hiver. Les températures printanières et automnales se situent généralement entre 10 et 15°C, un climat suffisamment doux pour explorer sans les contraintes extrêmes du froid hivernal. Le printemps marque le réveil de la faune islandaise avec le retour progressif des oiseaux migrateurs, tandis que l’automne dévoile des couleurs flamboyantes sur les Hautes Terres, transformant chaque paysage en toile impressionniste naturelle.

Découvrir Reykjavik et le parc national Thingvellir en toute tranquillité

La capitale islandaise Reykjavik se visite agréablement toute l’année, mais le printemps et l’automne permettent d’apprécier ses ruelles colorées sans la densité touristique estivale. À proximité, le parc national Thingvellir, site historique où s’est tenu le premier parlement islandais et point de rencontre des plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, révèle toute sa splendeur géologique dans une lumière automnale dorée ou printanière encore fraîche. Ces mois offrent également l’avantage d’une circulation facilitée sur les routes principales, sans les embouteillages caractéristiques de juillet et août.

Températures moyennes et météo : ce qu’il faut prévoir

La météo islandaise reste notoirement capricieuse, quelle que soit la saison choisie. En hiver, les visiteurs doivent composer avec des températures oscillant entre -5 et 2°C dans certaines régions, tandis que l’été affiche des valeurs plus clémentes allant de 10 à 16 degrés Celsius, pouvant occasionnellement grimper jusqu’à 20°C lors de journées exceptionnelles. Un conseil circule parmi les voyageurs expérimentés, celui de débuter le voyage en janvier pour éviter les fortes pluies, une astuce qui témoigne de la complexité climatique de cette île nordique où chaque saison impose ses propres règles du jeu.

Les activités selon la saison : baleines, randonnées et paysages volcaniques

Le choix de la période influence directement la palette d’activités accessibles aux voyageurs. La haute saison, s’étalant de juin à août, ouvre l’accès aux Hautes Terres islandaises, ces territoires reculés inaccessibles le reste de l’année en raison des conditions routières. C’est également durant cette fenêtre que le camping et le bivouac deviennent réalisables, permettant aux photographes de s’immerger totalement dans des paysages arides et lunaires, loin de toute infrastructure touristique classique.

L’observation des baleines au fil de l’année

D’avril à octobre, les eaux islandaises accueillent une biodiversité marine remarquable, offrant aux passionnés de faune l’opportunité d’observer baleines et autres cétacés dans leur habitat naturel. Cette période coïncide également avec la meilleure fenêtre pour l’observation des oiseaux, qui s’étend d’avril à août, transformant les côtes islandaises en spectacle ornithologique fascinant. Le rafting, quant à lui, se pratique idéalement de juin à début septembre, lorsque les rivières glaciaires atteignent un débit favorable aux amateurs de sensations fortes.

Adapter votre itinéraire photographique aux conditions saisonnières

Les photographes avisés recommandent de définir un thème précis pour leur voyage, qu’il s’agisse des cascades, des montagnes ou des formations volcaniques, plutôt que de tenter de tout capturer en une seule expédition. Un guide photographique complet de 360 pages existe d’ailleurs pour accompagner ces voyages, incluant l’accès à une carte numérique répertoriant plus de 500 repères et plus de 200 lieux détaillés avec des conseils pratiques, une ressource particulièrement précieuse pour optimiser chaque déplacement. Randonner et bivouaquer permet également d’accéder à des lieux isolés, loin des sites trop fréquentés aux heures de pointe. Pour les amateurs de trek, le sentier Laugavegur reste une référence incontournable, avec des formules de 5 jours proposées notamment par Iceland Trail, recueillant une note moyenne de 4,73 sur 361 avis. Que ce soit pour un itinéraire estival profitant du soleil de minuit ou une expédition hivernale traquant les aurores boréales, chaque saison islandaise mérite sa propre approche photographique et logistique.