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Economie
Presque un milliard
d'habitants et une classe moyenne
dépassant 100 millions de
consommateurs font de l'Inde un
marché aussi prometteur
que la Chine, la stabilité
politique en plus. La demande de
produits venant d'Occident ne
cesse d'augmenter de même
que les énormes besoins en
infrastructures.
Les émigrés indiens
(2,5 millions dans le Golfe
Persique, 1 million aux
Etats-Unis, en Grande-Bretagne,
en Afrique du Sud, 200 000
à Singapour et Hong-Kong),
rapatrient non seulement leur
argent, mais aussi la
technologie, le savoir-faire
commercial et les
compétences
financières qu'ils ont
acquises à
l'étranger. Nombre d'entre
eux travaillent pour les
joint-ventures ou les firmes
récemment
installées sur place, ils
servent de courroie de
transmission entre la
communauté occidentale et
la société
locale.
L'Inde bénéficie de
son dynamisme technologique : en
dévélopant son
industrie informatique le pays a
déjà
créé 40 000 emplois
dans les services à
distance aux entreprises
étrangères (on
parle de 700 000 emplois dans ce
secteur dans les dix prochaines
années) et devrait compter
7 millions d'internautes en 2004.
Malheureusement on se vante
beaucoup de la"nouvelle
économie", prétexte
pour ne rien faire au sujet de
l'éducation, de la
propreté de l'eau , de
l'électricity, du
téléphone, des
routes...
La situation des finances
publiques est la source d'un
endettement interne et externe
préoccupant (plus de 50%
du PIB) et un frein pour
atteindre un taux de croissance
suffisant pour réduire la
pauvreté. 400 millions
d'Indiens sur 1 milliard vivent
toujours dans une pauvreté
absolue. La croissance
dépend encore trop de
l'agriculture. Le pays souffre
d'une insuffisance des
infrastructures dans
l'énergie et les
transports, il ne produit pas
assez d'électricité
pour répondre aux besoins
de sa population, ses ports sont
saturés et son
réseau ferroviaire
vétuste. La
première véritable
autoroute du pays n'a
été ouverte qu'en
mai 2000 et encore sur une courte
distance, entre Bombay et
Pune.
Le système politique,
marqué par la
montée des partis
régionaux et la succession
de coalitions, rend plus
difficile la mise en oeuvre d'une
politique de long terme. Le
gouvernement semble vouloir
accélérer les
réformes : par exemple il
a ouvert partiellement le
marché de l'assurance aux
étrangers en janvier 2000
et mise en marche la
réforme de la loi sur les
entreprises, et la réforme
du système des changes. A
condition que la coalition
confirmée au pouvoir se
maintienne, l'application d'un
programme ambitieux de
réformes structurelles
(privatisations, réforme
du système financier
accordant une plus large part aux
investisseurs étrangers)
devrait renforcer le potentiel du
pays. Malheureusement les
tergiversations sur la
privatisation de la compagnie
nationale Air India continuent,
érodant la confidence des
investisseurs potentiels.
Sur le plan international l'Inde
ne s'isole plus. Les
succès internationaux de
l'industrie indienne des services
informatiques contribuent
à mieux faire
connaître la qualité
des ingénieurs et
techniciens indiens. Une nouvelle
entité administrative
interministérielle, le
Foreign Investment Implementation
Authority, a été
créée pour suivre
la mise en oeuvre des
autorisations d'investissement
étranger. Disposant
déjà d'un stock
cumulé de 15 milliards de
dollars d'investissements directs
étrangers depuis 1991,
l'Inde pourrait bien attirer 5
milliards de dollars par an au
cours des prochaines
années.
Les tensions avec le Pakistan ont
convaincu le gouvernement
d'augmenter pour 2000 le budget
de l'armée de 28%, une
hausse sans
précédent.
Grâce à
l'augmentation des taux et aux
instructions données aux
services fiscaux, la collecte des
impôts s'est
améliorée de 10%
à 15%, mais les
dépenses ont largement
dépassé les
prévisions. Les
conséquences du cyclone en
Orissa, la politique de
réarmement et surtout
l'augmentation des prix du
pétrole (l'Inde importe
70% de ses besoins en
pétrole) expliquent cette
explosion des
dépenses.
D'une manière
générale le climat
social est bon, surtout dans les
zones où la croissance est
actuellement la plus forte
(Maharashtra, Gujarat, Tamil
Nadu, Karnataka).
Les exportations ont connu une
embellie avec une augmentation de
27,6% au deuxième
trimestre 2000. Celle-ci est due
au dynamisme des PME indiennes,
qui représentent 80% des
exportations avec le textile, les
pierres précieuses,
notamment le diamant
taillé et les produits
agroalimentaires. L'exportation
des produits logiciels continue
de croître et l'exportation
des services informatiques
représente
déjà 10% de
l'exportation de biens.
Répartition du PIB par
secteur d'activité
:
agriculture : 29,3%
industrie : 16,0%
mines : 8,7%
services : 45,9%
Principaux Indicateurs
Economiques
Exportations - produits :
textiles et vêtements,
peausserie, pierres
précieuses et bijoux,
produits industriels, produits
chimiques
Exportations - partenaires :
USA : 21%, Royaume-Uni : 6%,
Allemagne : 6%, Hong Kong : 5%,
Japon : 5%, Emirats Arabes Unis :
4%
Importations - produits :
pétrole brut et
produits pétroliers,
machinerie, pierres
précieuses, engrais,
produits chimiques
Importations - partenaires :
USA : 10%, Belgique : 7%,
Royaume-Uni : 6%, Allemagne : 6%,
Japon : 6%, Arabie Saoudite :
6%
(sources
: MOCI, Le Monde)
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