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Statut politique
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La
Côte d'Ivoire est une république multipartite
au régime présidentiel.
Le président, élu pour cinq ans au suffrage
universel, détient le pouvoir exécutif,
assisté d'un Premier ministre. L'assemblée
nationale est composée de 172 membres, élus
pour cinq ans.
La constitution datant du 31 octobre 1960 a
été modifiée six fois depuis.
La junte au pouvoir après le coup d'Etat du 24
décembre 1999 a entamé une révision
consitutionnelle, sous le Président Robert Gueï,
chef de la junte.
Après les élections tumultueuses, M Laurent
Gbagbo (investi comme président le 26 octobre 2000) a
formé un nouveau gouvernement le 4 janvier 2001 avec
28 membres (19 du parti FPI).
Son Premier Ministre est Mr Affi N'Guesson
Un peu d'histoire :
16e siècle : établissement des premiers
comptoirs portugais (principalement ésclaves)
17e siècle : siège des comptoirs
français
1915 : pénétration ferroviaire
achevée
1960 : indépendance avec Félix
Houphouët-Boigny, qui fut ministre du gouvernement
français sous la IVe République. Le PDCI
deviendra le parti unique
7 décembre 1993 : mort de Houphouët-Boigny
1995 : re-élection de son successeur, Henry Konan
Bédié
24 décembre 1999 : coup d'état militaire, le
général Robert Gueï, chef de la junte,
nommé président 10 décembre 2000,
élection des députés à
l'Assemblée Nationale dans un pays terriblement
divisé par les violences ethniques d'où
nombreux morts et de bléssés on
été enregistrés.
4 janvier 2001, le Président Laurent Gbagbo forme un
nouveau gouvernement.
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Economie
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La
Côte d'Ivoire connaît une crise
économique sévère. Le prix de vente des
matières premières (cacao, café, coton)
a chuté. Le Fonds Monétaire International, la
Banque Mondiale et l'Union Européenne ont suspendu
leurs aides après avoir découvert en 1999 des
détournements de fonds importants. Le déficit
budgétaire et la dette intérieure ont
énormément augmenté et la croissance se
réduit.
Le dialogue est renoué avec le FMI qui
s'inquiéte pourtant de l'augmentation des
dépenses militaires et a décidé de
mettre en place une période d'observation avant de
reprendre son aide financière.
L'amélioration
de la situation financière est liée à
la normalisation politique.
Statistiques
économiques
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1997
|
1998
|
1999
|
2000
(p)
|
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croissance
économique (%)
|
6,0
|
5,4
|
4,5
|
4,5
|
|
inflation
(%)
|
5,2
|
3,0
|
2,5
|
5,0
|
|
solde
public/PIB (%)
|
-2,0
|
-1,8
|
-3,0
|
-1,5
|
|
exportations
(milliards $)
|
4,0
|
4,2
|
3,9
|
3,8
|
|
importations
(milliards $)
|
2,7
|
2,6
|
2,6
|
2,8
|
|
balance
commerciale (milliards $)
|
1,3
|
1,6
|
1,3
|
1,0
|
|
balance
courant/PIB (%)
|
-4,3
|
-1,8
|
-2,2
|
-2,7
|
|
dette
extérieure (milliards $)
|
17,3
|
14,1
|
14,3
|
14,6
|
|
services
de la dette/exportations (%)
|
31,0
|
37,0
|
34,0
|
34,0
|
Renseignements généraux
|
PNB
global 1999
|
10,32
millards $
|
|
PNB
par habitant
|
700
dollars
|
|
Parité
pouvoir d'achat (PPA)
|
1484
dollars
|
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Croissance
PNB 1990-1997
|
+0,9%
par tête par an
|
|
Ménages
avec PPA +$30000pa
|
70
000 = 2,5%
|
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Ménages
avec PPA +$15000pa
|
180
000 = 7%
|
|
Ménages
avec PPA -$5000 pa
|
1
270 000 = 50%
|
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Aide
1998
|
690
millions $
|
|
Investiss.étrangers
1998
|
559
millions $
|
|
Croissance
investiss 1990-97
|
+16,5%
par an
|
|
Recettes
touristiques 1998
|
829
millions $
|
Répartition du PIB par secteurs d'activité
:
Agriculture
: 26%
Industrie : 18,8%
Mines : 3,9%
Services : 51,3%
Importations
CIF 1998 : 3 500 millions de dollars, soit +15,1% par
rapport à 1995, provenant des Etats-Unis : 4,2%,
Japon : 2,9%, Afrique : 13,2%, Union européenne :
46,9% dont France : 28,5%.
Le
tarif extérieur commun de UEMOA (Union
économique et monétaire ouest-africain) est
appliqué depuis le 1er janvier 2000. Les importations
sont en principe libres, sauf pour certains produits :
animaux vivants, produits pharmaceutiques, huiles
esentielles, supports de son et d'image, armes et munitions,
produits pétroliers et coton (restriction
quantitative).
Nombreuses
entreprises étrangères se plaignent de
difficultés de paiement depuis un an, ainsi que de la
fraude et la corruption douanière. Malgrès des
progrès récents, on note toujours quelques
dysfonctionnement dans la justice, l'arbitraire des
décisions est malheureusement trop souvent la
norme.
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Agriculture
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L'agriculture
joue un rôle dominant en Côte d'Ivoire. Elle
représente environ 35% du PIB et 65% des recettes
extérieures et elle emploie 70% de la population
active.
Lessentiel de la production agricole ivoirienne est
destiné à lexportation. La
première recette d'exportation est pour le cacoa, la
troisième est pour le bois et la cinquième
pour l'ananas et la banane.
(millions
de tonnes, têtes, et m3 pour le bois)
|
Production
|
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
Rang
|
|
Millet
|
0,60
|
0,65
|
0,65
|
0,65
|
25e
|
|
bois
|
12,75
|
12,92
|
13,28
|
-
|
|
|
café
|
0,165
|
0,279
|
0,332
|
0,365
|
5e
|
|
canne
à sucre
|
1,32
|
1,35
|
1,15
|
1,16
|
|
|
coton
|
0,096
|
0,114
|
0,130
|
-
|
18e
|
|
maïs
|
0,569
|
0,576
|
0,573
|
0,571
|
|
|
orange
|
0,028
|
0,029
|
0,029
|
0,029
|
|
|
cacao
|
1,254
|
1,119
|
1,120
|
1,153
|
1er
|
|
riz
|
0,833
|
1,287
|
1,197
|
1,162
|
|
|
bovins
|
1,286
|
1,312
|
1,330
|
1,330
|
|
|
ovins
|
1,314
|
1,347
|
1,370
|
1,370
|
|
|
porcins
|
0,290
|
0,271
|
0,275
|
0,275
|
|
|
pêche
|
0,069
|
0,068
|
-
|
-
|
|
Le
cacao est la principale production du pays, mettant la
Côte d'Ivoire au premier rang comme producteur
mondial, fournissant 40 à 50% du cacao de la
planète. Mais en août 1999 la Banque Mondiale a
exigé la libéralisation de la filière
en contrepartie de l'annulation de la dette ivoirienne et le
résultat a été une augmentation de la
production qui a provoqué une chute des cours
mondiaux. Au total les associations de producteurs de
café et de cacao estiment qu'ils ont subi une perte
financière de 4 milliards de francs. En plus, en mars
2000 a été adopte une directive
européenne autorisant le remplacement du beurre de
cacao par d'autres matières grasses
végétales dans le chocolat et la demande
devrait baisser de 100 à 150 000 tonnes et tirer de
nouveau les prix à la baisse.
En outre, sont cultivés maïs, riz, manioc,
millet, sorgho, bananes, ananas. Le pays ne couvre pas ses
besoins en riz, mais est autosuffisant en maïs, en
manioc et en igname.
La production animale en Côte-dIvoire est peu
importante.
L'élevage d'animaux comprend des chèvres, des
ovins, des bovins, en faible quantité
doù lutilité pour la
Côte-dIvoire dimporter de la viande en
provenance des pays voisins du nord.
La pêche est pratiquée mais reste une
production assez insuffisante.
Lexploitation forestière est une importante
ressource économique importante pour le pays
voire supérieure à celle du café depuis
1990.
Les coupes ont représenté 13.3 millions de m3
en 1998.
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Industrie
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La
Côte d'Ivoire dispose d'infrastructures de
qualité et d'une élite
éduquée.
Quatre secteurs sont particulièrement dynamiques :
agriculture, énergie et mines, tourisme et
exportations de produits industriels.
D'autres secteurs sont en pointe, comme les
télécommunications, l'équipement
électrique et l'agroalimentaire. En Côte
d'Ivoire, comme partout dans le monde, la
téléphonie mobile se développe
rapidement.
La
Côte d'Ivoire possède quelques ressources
naturelles (pétrole, manganèse, fer, cobalt,
bauxite, cuivre, or (4 tonnes par an)), insuffisantes
néanmoins pour que leur exploitation permette
d'augmenter le niveau de vie.
Le pays mise sur l'industrie manufacturière, dont la
part dans le PIB est passée de 13% en 1993 à
20%, l'objectif est de porter ce taux à 30%.
Pour
le moment ce secteur se limite au textile et à
l'agrolimentaire, mais les activités liées
à l'énergie se développent : traitement
du pétrole importé du Nigeria, exploitation
des ressources hydroélectriques du pays, construction
de centrales thermiques alimentés par le gaz naturel
ivoirien.
Pour
favoriser lexploitation pétrolière
certaines mesures fiscales ont été
prévues pour les sites pétroliers dans les
zones marines à plus de 200 mètres de
profondeur.
Un exemple, les contrats de partage de production (loi du 29
Août 1996) dans lesquels on prévoit des
règles damortissements des coûts
pétroliers et des rémunérations pour
les personnes titulaires de permis qui incluent
lincidence de la profondeur deau des
gisements.
La dernière grande entreprise à privatiser est
la Société Ivoirienne de raffinage.
Pour
diversifier de la production agricole, les industries de
transformation agroalimentaire ont été
développés : une usine transforme sur place 60
000 tonnes de fèves en masse de cacao, dont
15 000 tonnes sont préssées pour obtenir du
beurre et du tourteau. Les quatre sucreries et les huileries
ont été privatisées.
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